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L’incroyable histoire continue à Thimister

Vincent Picquereau travaille d’arrache-pied pour relancer la supérette. Et ce n’est qu’un début.
Vincent Picquereau travaille d’arrache-pied pour relancer la supérette. Et ce n’est qu’un début.–ÉdA Philippe Labeye

De Quick à Decathlon, du Mont Ventoux aux commerces verviétois pour, aujourd’hui, relancer une supérette. C’est l’incroyable vie de Vincent Picquereau.

La supérette du centre de Thimister revivra ce 14 janvier, après deux mois d’inactivité. À la barre, on retrouve le Verviétois Vincent Picquereau… connu des Thimistériens pour avoir assuré, à l’été 2008, la gestion du tennis de l’entité. Mais n’allez pas croire que cet autodidacte débarque derrière le comptoir sans expérience du secteur de la distribution. Au contraire, c’est un pro qui enfile le tablier… pour vous servir!

En 2009, Delhaize fermait sa boutique dans le centre de Thimister. Deux ans plus tard, un duo émergeait pour redonner vie aux lieux et naissait «La P’tite Épicerie». Cédée à un Hervien en 2013, l’épicerie faisait aveu de faillite en novembre. «Philippe Lorquet, ami et propriétaire du Fourquet, m’en a parlé… Et on est parti dans l’aventure. On a remis une offre. Nous étions sept intéressés mais la seule enveloppe remise, c’était la nôtre. On a reçu les clés le 4 janvier. On donne un gros coup de nettoyage, on refait le facing, on vide ce qui n’est plus bon, on agrandit la superficie et on rouvre dans une semaine!», se réjouit Vincent Picquereau.

Le Rechaintois s’apprête donc à vivre une première expérience dans le secteur de la distribution… ou pas. «Je suis autodidacte, passionné par l’économie. J’ai une bonne dose de grande distribution dans mon expérience. J’ai notamment travaillé pour le groupe GIB (NDLR: GB, Brico, Auto 5, Exki, Pearle…, groupe aujourd’hui démantelé) et plus spécialement pour le développement de Quick. Ensuite, j’ai rejoint le groupe Decathlon de Michel Leclercq, son fils est un ami. Je suis assez proche des familles Leclercq (Decathlon) et Mulliez (NDLR: Auchan, Pimkie, Decathlon…). L’histoire de Michel Leclercq, c’est d’ailleurs celle de la gestion d’une boutique qui finit en multinationale. Mais ce n’est pas le but ici. Mon but, c’est de retrouver le contact humain, j’ai besoin de cela, besoin d’aider les gens.»

Au milieu des années 90, Vincent Picquereau s’exile. Direction le mont Chauve français (plus réputé que son homonyme québécois). «J’ai vécu 15 ans dans le sud de la France. Nous étions propriétaires d’un restaurant au Mont Serein (Mont Ventoux). Mais nous sommes revenus ici, en 2008 (au tennis de Thimister). Après cinq années chez Tecteo, j’ai constitué Toutmat’Horeca et créé Mobil’Cook, des cuisines itinérantes et modulables. Mais l’aventure s’est arrêtée car trois grosses cuisines n’ont jamais été payées. On a cessé les activités en novembre 2015.» Outre une malheureuse expérience dans l’hôtellerie, Vincent Picquereau a aussi mis son passé au profit des commerçants… verviétois! «Le nom du magasin, Proxy-Thimister, vient de ma SPRL Proxycommercerces.be, société fondée en partenariat avec Patric Huon (City Mall). Notre but, c’était de développer une plateforme d’e-business communautaire pour les commerces de Verviers, dans le cadre du centre commercial afin que les commerces continuent à vivre pendant les travaux. On a même pris contact avec Amazon pour la logistique. On s’est fait jeter par Banimo mais on a toujours des sites pour les commerçants et on a repris contact avec City Mall. Patric Huon reste intéressé car le contrat avec la Ville de Verviers prévoit la mise en place d’un tel process afin d’aider les commerçants. La porte n’est pas fermée… mais c’est trop tôt pour voir ce qu’il faut faire. En attendant, je gère ma supérette, ça doit rester mon bébé.»

L’Avenir du 07/01/2017

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